Photo : Pixabay

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De plus en plus de cas autochtones de chikungunya et de dengue sont détectés dans des pays européens

L’Italie et la France ont signalé cette année des cas autochtones de chikungunya et de dengue.

L’Italie a récemment signalé son premier cas autochtone de chikungunya depuis 2017.
Selon le dernier rapport hebdomadaire du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) sur les maladies transmissibles, ce cas a été identifié dans la province de Piacenza, dans la région d’Émilie-Romagne.

Cela fait de l’Italie le deuxième pays européen à signaler des cas autochtones de chikungunya cette année. Le premier fut la France, qui au 22 juillet, avait déjà confirmé 30 cas répartis dans douze départements différents. Treize de ces cas avaient été recensés à Salon-de-Provence, dans le département des Bouches-du-Rhône, dans le sud du pays.

Il est important de noter que, cette année, les autorités françaises ont signalé les premiers cas de chikungunya à transmission locale dans les départements de la Gironde et du Bas-Rhin. Cependant, les autres départements avaient déjà rapporté par le passé des cas autochtones de chikungunya ou de dengue.

Parallèlement, des cas autochtones de dengue ont été signalés dans trois pays.
D’une part, la France et l’Italie ont signalé en juillet leurs premiers cas de dengue à transmission locale de 2025, respectivement dans le département de la Loire et la province de Bologne. C’est la première fois que des cas de dengue autochtone sont détectés dans ces régions.

Par ailleurs, le Portugal avait signalé deux cas de dengue à Madère en janvier, qui, selon l’ECDC, auraient probablement été transmis en 2024.

Nouvelles lignes directrices de l’OMS

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié, au début du mois de juillet, de nouvelles directives destinées à accompagner les professionnels de santé prenant en charge des patients atteints ou suspectés d’être atteints de maladies à arbovirus, telles que le dengue, le chikungunya, le zika et la fièvre jaune. C’est la première fois que l’OMS publie des recommandations mondiales couvrant les quatre maladies.

Il est important de souligner que les moustiques Aedes, vecteurs de ces maladies, autrefois limités aux zones tropicales et subtropicales, se propagent désormais vers de nouvelles régions sous l’effet du changement climatique, de la croissance démographique, de l’intensification des voyages et de l’urbanisation, ce qui augmente le risque d’épidémies. Les arbovirus représentent aujourd’hui une menace croissante pour la santé publique, exposant plus de 5,6 milliards de personnes.

Mise en garde face à la prolifération des moustiques

Avec l’augmentation des températures, la saison des moustiques s’allonge de plus en plus dans le calendrier et s’accompagne d’une activité croissante, ce qui augmente considérablement le risque de transmission de maladies vectorielles telles que le dengue, le zika, le chikungunya ou la fièvre du Nil occidental.

Il ne s’agit pas simplement de nuisances ou de piqûres : le risque sanitaire devient de plus en plus évident. L’expansion d’espèces comme le moustique tigre (Aedes albopictus) ou le moustique commun (Culex pipiens), vecteurs potentiels de maladies graves, est un phénomène qui exige une réponse urgente et coordonnée.