Les priorités essentielles en matière de protection des animaux pendant le transport visent à renforcer la sécurité et le bien-être des animaux les plus vulnérables, tels que les jeunes, les animaux âgés, gestants ou fragiles, qui nécessitent des mesures supplémentaires afin d’éviter les souffrances inutiles, la propagation des maladies et le recours excessif aux antibiotiques. Il est également fondamental que la durée des voyages repose sur des critères scientifiques, sachant que les trajets prolongés augmentent le stress et les risques associés. Cette durée doit inclure toutes les phases du transport, telles que le chargement et le déchargement, conformément à la jurisprudence de l’Union européenne.
Il est nécessaire d’actualiser les espaces disponibles pour les animaux, car les avancées génétiques et l’augmentation des températures nécessitent des conditions leur permettant de thermoréguler, de se reposer et de se déplacer en sécurité. De plus, la supervision vétérinaire basée sur l’analyse des risques lors du chargement et du déchargement est essentielle pour garantir que seuls des animaux aptes soient transportés et pour prévenir les défaillances de bien-être tout au long du voyage.
Le transport maritime requiert des règles plus strictes : tant que les voyages de longue durée par voie maritime ne sont pas progressivement supprimés, les navires doivent être mieux réglementés, inspectés et équipés, avec des responsabilités clairement définies et une supervision vétérinaire adaptée. De même, lorsque les animaux sont transportés vers des pays tiers, des conditions strictes doivent être garanties, avec des destinations approuvées préalablement et des garanties contraignantes en matière de bien-être, conformément aux arrêts de la Cour de justice de l’Union européenne, qui établissent l’obligation de protéger les animaux jusqu’à leur destination finale.
Pour assurer un suivi efficace, il est indispensable d’utiliser des indicateurs de bien-être simples et objectifs, enregistrés dans TRACES, afin de faciliter une meilleure application de la législation, la détection précoce des problèmes et l’amélioration continue. Le contrôle de la température et la prévention du stress thermique sont également prioritaires : les véhicules doivent maintenir des conditions comprises entre 5 et 25 °C, disposer d’un système de surveillance embarqué et éviter de circuler lorsque des températures extrêmes sont prévues.
Les sanctions doivent être appliquées de manière efficace et harmonisée dans toute l’UE pour empêcher l’évasion des responsabilités et garantir de réelles conséquences en cas d’infractions graves. À long terme, une transition vers le transport de carcasses et de produits plutôt que d’animaux vivants devrait être encouragée, soutenue par un plan d’action européen.
Un système TRACES moderne, cohérent, numérique et facile à utiliser est indispensable pour une surveillance transparente, un suivi en temps réel et des autorisations uniformes dans tous les États membres. Il est également important de maintenir les compétences déléguées, car elles permettent d’adapter les normes aux avancées scientifiques et technologiques, évitant qu’elles ne deviennent obsolètes. Enfin, disposer d’un champ d’application clair, de définitions précises et d’une harmonisation avec l’approche « Une Seule Santé » garantira une interprétation cohérente des règles, réduira les lacunes et contribuera à minimiser les risques sanitaires.