Selon les auteurs de l’article, lorsqu’il fonctionne correctement, le système AID agit « de manière similaire à un pancréas physiologique, en administrant ou en suspendant dynamiquement l’insuline en fonction des mesures de glucose en temps réel ». Cela est possible parce que les doses d’insuline à action rapide peuvent être ajustées fréquemment et administrées aussi souvent que nécessaire, sans intervention humaine pour mesurer et analyser la glycémie ou injecter l’insuline.
« L’insuline ordinaire permet un contrôle rapide et efficace des concentrations de glucose et de leurs variations, ce qui ne peut être obtenu avec les insulines à action intermédiaire, prolongée ou ultra-prolongée », expliquent les auteurs. « L’objectif principal de la pompe à insuline est d’atteindre l’euglycémie (c’est-à-dire des concentrations normales de glucose) et les systèmes automatisés d’administration d’insuline (boucles fermées ou pancréas artificiel) ont été conçus dans cette optique. »
Ce niveau de contrôle glycémique peut réduire considérablement le risque de glucotoxicité (définie comme les dommages causés aux cellules β sécrétrices d’insuline encore présentes dans le pancréas par des concentrations élevées de glucose sanguin).
Les auteurs suggèrent que la préservation de cellules β viables capables de sécréter de l’insuline endogène pourrait augmenter les chances d’un chat d’entrer en rémission diabétique. Ils ajoutent toutefois que cette hypothèse devra être confirmée par de futures études prospectives.
« Nous sommes convaincus que le contrôle glycémique strict a considérablement réduit la glucotoxicité chez ce chat », affirment les auteurs, ce qui a probablement joué « un rôle important dans l’obtention de la rémission ».
Parmi les autres avantages de l’utilisation d’un système automatisé d’administration d’insuline chez le chat figurent l’absence d’injections quotidiennes d’insuline ou d’administration de médicaments oraux, ainsi que l’absence de recours à l’anesthésie ou à la sédation pour l’implantation d’une pompe à insuline.
Les systèmes AID pourraient également constituer une bonne option pour les chats qui ne sont pas de bons candidats à un traitement par inhibiteurs du SGLT2 ou qui ont développé une acidocétose diabétique euglycémique sous traitement par ces médicaments.