Afin de déterminer si cette approche pourrait être viable et dans quelle mesure ces données seraient informatives, les chercheurs ont analysé des données anonymisées de demandes de recours civils entre le 1ᵉʳ janvier 2017 et le 31 mars 2024, fournies par un cabinet d’avocats spécialisé opérant dans toute l’Angleterre et le Pays de Galles.
Les données de l’étude comprenaient des informations sur la personne blessée (âge, sexe), la date, le lieu/l’usage du terrain et le contexte de l’incident, la race du chien et son niveau de contrôle, ainsi que les conséquences, notamment les blessures physiques, le traumatisme psychique, le traitement médical, le temps d’arrêt de travail et la perte de revenus.
Les données ont été classées en incidents impliquant des morsures de chien et ceux impliquant des heurts ou d’autres types de comportements.
L’analyse a montré qu’entre janvier 2017 et mars 2024, 816 incidents liés à des chiens ont été enregistrés, représentant 842 réclamations individuelles.
La majorité des incidents (94 %) ont eu lieu en Angleterre et étaient principalement dus à des morsures de chien (un peu plus de 91 %) ; 7 % étaient des heurts.
La moitié des victimes de morsures étaient des hommes (53 %), tandis que les victimes de heurts étaient principalement des femmes (70 %). Les femmes avaient plus du double de probabilité d’être impliquées dans un incident sans morsure que les hommes. La plupart des personnes blessées ne connaissaient pas le chien en cause (80 %).
Les trois lieux les plus fréquents des morsures de chien étaient : devant une propriété résidentielle privée (un peu plus de 34 %), sur une route ou un trottoir (18 %) et à l’intérieur d’une propriété résidentielle privée (11 %).
Près de la moitié des incidents sans morsure se sont produits dans des espaces publics (49 %), les plus courants étant les zones de loisirs de plein air, telles que les parcs et réserves naturelles (34 %), les routes ou trottoirs (23 %) et les « bois, terrains ouverts et plans d’eau » (11,5 %).
Les livreurs représentaient plus d’une personne mordue sur quatre (28 %), le plus souvent lors d’une livraison à un domicile particulier, lorsqu’un chien non tenu en laisse sortait par la porte d’entrée (12 %). D’autres situations incluaient la marche, l’exercice ou le jeu en public sans chien (11,5 %) et la promenade avec son propre chien (11 %).