L’objectif de cette revue est de présenter les connaissances actuelles sur l’échographie thoracique chez les petits animaux atteints de maladies respiratoires.
En 2008, le premier article sur l'utilisation de l'échographie thoracique pour évaluer des patients canins victimes de traumatismes a été publié. Depuis lors, l’intérêt et l’adoption par les chercheurs et les vétérinaires n’ont cessé de croître, ce qui a conduit à son intégration dans la gamme actuelle d’outils diagnostiques pour la prise en charge des patients en détresse respiratoire.
La nature non invasive de l’échographie, associée à la portabilité des appareils permettant des évaluations au point de soin — en salle d’hospitalisation, d’urgence ou au bloc opératoire — a favorisé son adoption généralisée. En outre, la baisse progressive des coûts d’acquisition a contribué à sa diffusion mondiale dans les contextes d’urgence et de soins intensifs pour les petits animaux.
L’interprétation précise des artefacts générés par l’interaction entre les ondes ultrasonores et l’interface pleuropulmonaire ou aérienne a permis de caractériser divers aspects pathologiques. Dans certains contextes cliniques, l’échographie a démontré une sensibilité et une spécificité supérieures à celles de la radiographie traditionnelle, un constat déjà bien établi en médecine humaine.
Cette méthode dépend non seulement des caractéristiques techniques de l’appareil à ultrasons et, dans une certaine mesure, de la technique de balayage, mais surtout des connaissances et de l’expérience de l’opérateur, qui sont essentielles pour la visualisation et l’interprétation d’images en temps réel.
L’objectif d’une revue réalisée en Italie était de présenter les connaissances actuelles sur l’échographie thoracique au point d’intervention (T-POCUS) chez les petits animaux atteints de maladies respiratoires, en décrivant l’aspect normal de l’échographie thoracique et en examinant les différentes constatations échographiques dans diverses affections respiratoires pathologiques chez les chiens et les chats. La revue met également en lumière les limitations et les perspectives futures de cette technique dans la pratique clinique.
La revue débute par une exploration technique, en expliquant comment les procédures de balayage, le choix de la sonde et les réglages de l’image contribuent à une interprétation précise. Par exemple, il est précisé que la sonde la plus utilisée pour l’échographie chez les petits animaux est la sonde microconvexe à fréquence variable, car elle est « polyvalente et fournit des images de haute qualité pour une variété de tailles de chiens, tout en étant également adaptée aux chats ». Sa forme concave lui permet de « s’adapter facilement entre les espaces intercostaux, ce qui réduit l’inconfort du patient et permet d’obtenir des images de haute qualité ».